Archive for août, 2010


Histoire du puits Couriot

La compagnie anonyme des mines de la Loire fit construire, au début du siècle le premier grand puits du bassin de la Loire, le puits Couriot (aujourd’hui le musée de la mine) .Ses installations constamment modernisées permettaient l’extraction de 3000 tonnes de charbon par jour, au lendemain de la seconde guerre mondiale en employant 1500 Mineurs.

La récession charbonnière à partir des années 1960 a abouti à l’arrêt définitif de l’exploitation le 18 avril 1973. La ville de Saint-Etienne en devient propriétaire et construit le musée.

Le puits Couriot  et ses bâtiments offrent un bel exemple d’architecture minière avec son chevalement métallique de 38 mètres de hauteur  ainsi que ses longues façades de briques et béton de scories. Ce vaste ensemble monumental constitue un témoignage des techniques de construction du 19ème siècle.

Il est dominé par deux importants crassiers revégétalisés d’acacias, arbres dont les racines permettent de maintenir le sol.

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Erigé en 1920 au milieu de la cour principal de Couriot en hommage aux mineurs mort pendant la première guerre mondial, ce monument a été commandé en1918 au sculpteur parisien Paul Graf et aux architectes stéphanois Clermont et Bossu par la société anonyme des mines de la Loire (elles n’étaient pas encore nationalisées) Il témoigne de l’importance de Couriot en tant que principal puits de la compagnie et du rang de celle-ci dans le bassin de la Loire.

La compagnie veut rendre hommage à ses employés mort au champ d’honneur comme à ceux de l’arrière., les mineurs qui ont poursuivi l’exploitation pour permettre l’effort de guerre.

 

La composition singulière qui unit les trois statues de bronze est au premier abord très classique La victoire au centre et en auteur figurant  la nation, distribue les lauriers. A ses pieds et à sa droite un soldat médaillé, à sa gauche un mineur placé sur un même niveau. Là s’arrête la symétrie

L’allégorie du Mineur met symboliquement en forme le bloc de calcaire blanc qui sert de socle au soldat comme à la victoire, c’est souligner que c’est l’arrière qui à permis de vaincre, ce lui-ci est encore mobilisé pour reconstruire. Le Mineur  travaille tendis que le soldat tend le bras pour recevoir sa récompense.

            Chacun semble porter ses attributs Le poilu à sa tenue bleu horizon, le casque et le fusil. Le Mineur vêtu d’un pantalon  et d’un casque de cuir bouillir, torse et pieds nu, n’est pas équipé du pic tradition des chantiers d’abattage. Avec la massette et sa pointerolle, il illustre un piqueur au rocher, celui qui trace les galeries pour préparer les chantiers selon les plans des ingénieurs et des géomètres. Le casque qu’il porte n’était pas en usage dans les mines de la Loire. Fait exceptionnel in figure sans lampe. Au lieu de la représentation habituelle du mineur de fond, la compagnie a choisi une allégorie mettant en avant ceux qui structurent la mine par leur travail et non ceux qui abattent le charbon et qui sont pourtant les plus nombreux.

La compagnie ne met pas en avant son appartenance au monde capitaliste, elle utilise le mot de collaborateurs, plutôt que celui de mineurs ou d’employés réservé alors à ceux des bureaux

Elle parle plutôt de victime du devoir plutôt que victime d’accident du travail.

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Les trois statuts qui composent le monument ont échappé à la refonte de leur bronze durant la seconde guerre mondiale : l’effort de l’arrière était à nouveau mis en avant par la compagnie, comme en témoigne la visite du maréchal Pétain en 194l

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