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jeudi 20 juillet 2023

Arancini aux champignons (vegan)

Arancini aux champignons (vegan)
Connaissez-vous les arancini ? Vous savez, ces petites boulettes de riz d'origine sicilienne, fourrées et frites. Si la version au fromage est sans doute la plus connue, on peut en réalité les fourrer avec un peu tout et n'importe quoi. Ici, j'ai opté pour une version aux champignons. C'est en plus une recette très pratique pour recycler des restes de riz cuit (à condition que vous aillez opté pour une cuisson par absorption, car le riz doit être plutôt collant, sous peine de voir de ne pas arriver à former les boulettes, ou les voir se déliter à la cuisson), ou même (un peu moins "traditionnel", mais tout aussi bon et adapté) des restes de risotto.  Après, on ne va pas se mentir, si la recette n'a rien de compliqué en soi, garnir toutes ces boulettes, puis les paner est une opération pour le moins chronophage... Mais c'est aussi une très bonne occasion pour impliquer les convives dans la préparation du repas !
Arancini aux champignons (vegan)
Traditionnellement, les arancini sont frits à la friteuse, ou à tout le moins, dans une grande quantité d'huile. Comme vous connaissez mon amour pour la friture, pour ma part, j'ai opté pour une cuisson au Air Fryer (dont je suis l'heureuse détentrice depuis quelques mois). Mais cela marche aussi avec une cuisson au four (déjà tenté avec succès), comptez dans ce cas une trentaine de minutes de cuisson, et n'hésitez pas à tourner la plaque à mi-cuisson pour assurer un "grillage" homogène. Après bien sûr, rien ne vous empêche de vous la jouer classique et sortir la (vraie) friteuse, si vous ne craignez pas la friture et ses odeurs... 
Arancini aux champignons (vegan)
Pour une douzaine d'arancini : 
Pour les boulettes : 
  • env. 250 g de riz cuit (150 g de riz cru, idéalement riche en amidon)
  • 4 c. à s. de crème végétale*
  • env. 200 g de champignons de Paris brun
  • 2 échalotes
  • 1 c. à s. de sauce soja
  • 1 c. à c. de vinaigre
  • 1-2 c. à s. de levure maltée
Pour la panure : 
  • env. 50 g de chapelure/pain dur/corn flakes
  • 3 c. à s. de levure maltée
  • 1 pincée de sel
  • huile d'olive
*A défaut de crème végétale, vous pouvez la remplacer par un peu de lait végétal épaissi avec de la fécule
Arancini aux champignons (vegan)
Si le riz n'est pas cuit, le rincer et le placer dans une casserole. Recouvrir d'eau froide, ajouter une pincée de sel, couvrir et faire cuire 10-15 minutes, jusqu'à ce que le riz soit bien cuit (variable selon les variétés de riz). Laisser gonfler à couvert. 
Préparer la garniture : Hacher les échalotes et les faire revenir dans une poêle dans un peu d'huile d'olive. 
Hacher grossièrement les champignons et les ajouter aux échalotes. Les laisser cuire en remuant jusqu'à ce qu'ils soient bien cuits. 
Ajouter alors la sauce soja et le vinaigre. Remuer à nouveau puis couper le feu. Incorporer alors la levure maltée. Rectifier au besoin l'assaisonnement. 
Préparer le riz : Mélanger le riz cuit et refroidi avec la crème végétale, pour former une sorte de pâte. 
Former les arancini : Prélever une cuillère à soupe de riz. Former une boule entre les mains humidifiées, creuser un trou au centre. Y déposer un peu de farce aux champignons et refermer la boule en pressant un peu pour solidifier l'ensemble. Roule la boule entre les mains pour lui redonner une belle forme. 
Recommencer l'opération jusqu'à épuisement des ingrédients. 
Préparer la panure : Mixer ensemble la chapelure (ou les corn flakes ou directement le pain dur) avec la levure maltée et le sel. Placer le mélange dans une assiette creuse. 
Dans une autre assiette creuse, verser un fond d'huile d'olive. 
Commencer par un rouler les boulettes dans l'huile d'olive, puis dans la chapelure pour bien les enrober. 
Placer les arancini sur la plaque de l'air fryer, et faire cuire une vingtaine de minutes à 180°C.  Pour une cuisson au four : placer les arancini sur une plaque de cuisson et faire cuire 20 à 30 minutes, jusqu'à ce que les arancini soient bien dorés. 

Servir les arancini chauds, idéalement avec une sauce tomate légèrement pimentée. 

Note : J'ai servi les arancini avec une sauce composée simplement de passata relevée avec un peu de sauce pimentée (type Tabasco) et enrichie d'un peu d'huile d'olive. 

Remarque : Si vous optez pour de la chapelure "classique", les aranchini seront sans doute un peu plus foncés. Ici, la couleur jaune vient de l'utilisation des corn flakes. Si vous utilisez en plus de la levure de bière sans gluten, la recette sera totalement sans gluten ! A défaut, vous pouvez aussi tout simplement l'omettre, en ajoutant du coup un peu de sel. 

jeudi 18 mai 2023

Makis asperges, concombre, crème à l'ail des ours

Makis asperges, concombre, crème à l'ail des ours
Tous les matins sur le chemin de la gare, je passe devant un restaurant japonais de sushi/maki, et pratiquement tous les matins ça me donne envie de manger des makis... envie que je ne mets finalement quasiment jamais à exécution... Autant je fais (très) très régulièrement des rouleaux de printemps, autant je me fait toute une montagne de la réalisation de makis. Pourtant, ce n'est pas si compliqué que ça, mais c'est sans doute que j'ai toujours une appréhension sur la cuisson du riz... Et puis qu'il faut anticiper un poil plus que pour les rouleaux de printemps, dans la mesure où il est recommandé de faire tremper le riz, puis de le laisser s'égoutter quelques temps avant d'entamer la cuisson à proprement dite. Ceci étant dit, vu qu'on est ici clairement pas sur de véritables makis dans la plus pure tradition japonaise, mais plutôt sur une variation "librement adaptée" de la recette originale, je suppose que je pourrais relâcher la pression, et me contenter aussi tout bêtement de riz cuit par absorption et vinaigré ensuite... D'ailleurs, si vous avez des restes de riz, cela peut être une façon de les accommoder !
Pour la garniture, toutes proportions gardées, je me suis inspirée de ces propositions de makis/sushi un peu travaillés que l'on trouve chez brEAThe, Bloom (à Paris) ou encore Lipopette (découvert par hasard à Lyon) pour sortir de l'éternel duo avocat-concombre. Je suis ici restée sur des saveurs très "vertes" et printanières, entre les asperges vertes et la crème à l'ail des ours (bah oui, j'avais ouvert mon pot de pesto, fallait bien le finir !). J'avoue que je suis assez contente du résultat, aussi bien sur le plan esthétique que gustatif. Le concombre apporte croquant et fraîcheur, l'asperge fondant et douceur, et la petite crème à l'ail des ours un peu de moelleux et de saveurs supplémentaires.
Makis asperges, concombre, crème à l'ail des ours
Pour une douzaine de makis :
  • 100 g de riz rond (ici semi-complet)
  • 1 c. à s. de vinaigre de cidre ou de riz
  • 1 c. à c. de sucre
  • 1 pincée de sel
  • une dizaine d'asperges vertes
  • concombre
  • une poignée de pousses d'épinards (voir d'oseille)
  • 1,5 c. à s. de pesto à l'ail des ours
  • 50 g de yaourt de soja
  • 2-3 feuilles de nori
  • un peu de graines de sésame noir (facultatif)
Cuillère et saladier : Makis asperges, concombre, crème à l'ail des ours
Préparer le riz à sushi
: Idéalement la veille, ou quelques heures avant, faire tremper le riz. 
Laver le riz et le rincer deux à trois fois, jusqu'à ce que l'eau soit claire. Placer le riz dans une passoire et le laisser reposer environ 30 min.
Placer le riz dans une casserole, le couvrir d'1,5 à 2 fois son volume d'eau froide. Porter à ébullition et couvrir. Baisser le feu et poursuivre la cuisson 10-12 minutes, jusqu'à ce que le riz ai absorbé toute l'eau. Sortir du feu et laisser reposer encore une dizaine de minutes à couvert. 
Dans un petit bol, mélanger le vinaigre, le sucre et le sel. 
Placer le riz dans un saladier à fond large, arroser du mélange précédent et mélanger délicatement, sans casser le riz. 
Couvrir d'un linge humide. 
Préparer la garniture : Faire cuire les asperges une dizaine de minutes à la vapeur, jusqu'à ce qu'elles soient juste tendres.
Couper le concombre en bâtonnets d'environ 0,5 cm d'épaisseur. 
Dans un petit bol, mélanger le pesto à l'ail des ours et le yaourt. 
Préparer les makis : Déposer une feuille de nori sur une natte en bambou (ou à défaut, une feuille en silicone), côté brillant à l'extérieur.
Répartir dessus environ deux cuillère à soupe de riz. Etaler le riz sur quelques millimètres d'épaisseur, à l'aide de vos mains humidifiées. Laisser quelques centimètres sans riz sur la bordure supérieure.  
Disposer la garniture sur le tiers inférieur : quelques pousses d'épinards, deux ou trois asperges, quelques bâtonnets de concombre. Recouvrir d'un peu de crème à l'ail des ours. 
A l'aide de la natte (ou de la feuille), rouler pour former un rouleau en appuyant bien. Faire rouler un peu de le rouleau  ainsi formé pour bien tasser le riz avant de découper en tronçons d'1,5 cm à l'aide d'un couteau bien aiguisé. Pour faciliter la découpe, humidifier la lame. 
Déposer les makis sur le plat de service, et parsemer de graines de sésame noir si souhaité.
Servir avec de la sauce soja. 
Makis asperges, concombre, crème à l'ail des ours

vendredi 22 mai 2020

Onigirazu au riz noir

Cuillère et saladier : Onigirazu au riz noir vegan
Je ne sais plus trop quand j'ai découvert les onigirazu, qui sont si l'on peut dire l'équivalent japonais de nos sandwich, mais j'ai très vite eut envie de tester. Pensez-vous, deux de mes amours (les makis et les sandwich) réunis en un ! Et puis l'idée est restée dans un coin de ma tête au simple rang de vague projet pendant un an, deux ans (je suis longue à la détente, comme fille parfois). Et puis allez savoir pourquoi, lorsque j'ai ressorti de mon placard mon paquet de riz noir, l'idée de réaliser des onigirazu au riz noir a commencé à m'obséder jour et nuit (ou quasi). Histoire de faire cesser cette torture mentale, je me suis donc attelée à la tâche. Et il est vrai que je dois dire que je suis assez contente du résultat, qui satisfait autant mes critères esthétiques que gustatifs. Pour mettre en valeur le goût torréfié du riz noir, j'ai choisi de garnir une des versions avec des carottes marinées à l'huile de sésame grillé. J'ai aussi opté pour des tranches de radis et de betteraves légèrement marinées dans du jus de citron, autant pour apporter une petite acidité bien agréable que pour "cuire" un peu les légumes, car je supporte mal le cru. C'est une technique que j'aime bien adopter pour garder le côté croquant des légumes crus, tout en les rendant un peu plus digestes (je fais la même chose par exemple pour mes rouleaux de printemps). Si vous n'avez pas de soucis de ce côté-là, vous pouvez sauter cette étape pour aller plus vite. N'hésitez pas d'ailleurs à varier les garnitures, car comme les sandwich, l'avantage des onigirazu, c'est qu'on y met un peu ce qu'on veut ! C'est la préparation parfaite pour caser les petits restes du frigo...
Cuillère et saladier : Onigirazu au riz noir vegan
J'ai opté ici pour du riz noir, mais vous pouvez aussi rester sur une version plus classique avec du riz blanc ou semi-complet. Pour la cuisson du riz, vous pouvez aller jeter un coup d'oeil à ma recette de riz pour sushi (les temps de cuisson sont ceux du riz blanc, pour un riz semi-complet, allonger la cuisson d'environ 5-7 minutes), mais basiquement, la technique reste la même.
Une fois que l'on a vaincue la barrière psychologique de la réalisation du riz vinaigré, rien de bien compliqué : tout est dans le pliage. Celui-ci est beaucoup plus impressionnant qu'il n'est en réalité. J'ai essayé de vous faire des photos pas à pas pour vous guider, mais franchement, c'est pas bien sorcier, on n'a clairement pas besoin d'un CAP en origami pour y arriver ! Le secret, comme pour les makis d'ailleurs, est de bien tasser le riz et la garniture, et de laisser la feuille de nori se réhydrater légèrement au contact du riz avant de couper les onigirazu en deux.
Cuillère et saladier : Onigirazu au riz noir vegan
Pour 4 onigirazu :
Pour le riz :
  • 200 g de riz noir nerone
  • 2 c. à c. de sucre
  • 2 c. à s. de vinaigre de cidre (ou de vinaigre de riz)
  • 1 pincée de sel
Pour la garniture :
  • 1 carotte
  • 1-2 c. à s. de jus de citron
  • 1 c. à c. d'huile de sésame
  • env. 1 c. à s. de graines de sésame
  • pousses d'épinard ou jeunes fanes de betterave (ou autre jeunes pousses)
  • quelques rondelles de radis noir ou long radis blanc
  • 1/2 betterave chiogga
  • graines germées
  • 4 feuille d'algue nori
Cuillère et saladier : Onigirazu au riz noir vegan
Préparer le riz : 
Laver le riz :le placer dans un saladier, couvrir d'eau et mélanger en frottant les grains. Jeter l'eau "sale" et répéter l'opération encore deux fois (donc trois fois en tout). Verser le riz dans une passoire et le laisser reposer 30 minutes.
Préparer le mélange vinaigré : dans une casserole, faire chauffer le vinaigre avec le sucre et le sel, sans bouillir, juste pour dissoudre puis réserver à température ambiante.
Placer le riz ainsi lavé dans une casserole assez large ou un wok avec 1,5 fois son volume d'eau. Couvrir, de préférence avec un couvercle transparent (qui permet de voir l’ébullition puisqu'il ne faut à aucun moment soulever le couvercle). Porter le riz à ébullition sur feu moyen-fort, laisser bouillir 2 minutes. Baisser alors le feu et faire bouillir une quinzaine de minutes. Éteindre alors le feu et laisser reposer 10 minutes à couvert.
Au bout des 10 minutes, transférer le riz dans un saladier à fond large et remuer délicatement avec une spatule pour le refroidir, tout en l'éventant à l'aide d'un éventail (ou moins classe, d'un magazine). Le mouvement est le même que lorsque vous incorporer des blancs d’œufs dans une préparation. Verser le mélange vinaigré sur le riz et continuer à mélanger de la même façon pour bien l'incorporer sans casser le riz. Réserver couvert si vous n'utilisez pas le riz tout de suite.
Préparer la garniture : 
Râper la carotte, la mélanger avec un peu de jus de citron et d'huile de sésame. Laisser mariner au moins 30 minutes.
Couper la betterave en tranches fines, l'arroser de jus de citron et laisser mariner au moins 30 minutes. Faire de même avec le radis noir ou blanc
Torréfier les graines de sésame à sec dans une poêle.
Laver les jeunes pousses et bien les sécher.
Préparer les onigirazu :
Mettre une feuille de nori sur le plan de travail, mettre au milieu 1 belle cuillère à soupe de riz vinaigré, en tassant bien. Ajouter les garnitures en couche. Par exemple ici : carottes râpées, graines de sésame, jeunes pousses et rondelles de radis / rondelles de betterave, jeunes pousses, rondelles de radis, graines de sésame, graines germées.
Remettre une couche de riz bien tassée par dessus.
Cuillère et saladier : Pas à pas Onigirazu au riz noir vegan
Replier la feuille de nori comme une enveloppe, en rejoignant les coins au centre. Bien appuyer pour tasser. Attendre quelques minutes et couper endeux.
Répéter l'opération jusqu'à épuisement des ingrédients.
Cuillère et saladier : Pas à pas Onigirazu au riz noir vegan
Variantes : N'hésitez pas à adapter la garniture à vos envie et au contenu de vos placards, c'est comme les sandwich, on y met un peu ce que l'on veut ! 

jeudi 31 octobre 2019

Dahl de lentilles corail à la courge et au coing, riz infusé coco-cardamome

Cette fois-ci ça y ait, on entre clairement dans l'automne... les températures ont chuté, le ciel s'est assombri, la pluie s'est (enfin) mise à tomber. Bref, des signes qui ne trompent pas ! En cette période de l'année, l'envie de petits plats mijotés se fait plus présente. Pour lutter contre la morosité et la dépression saisonnière qui menace bien souvent, on peut dégainer l'arme fatale : le dahl ! Ce petit plat digeste et délicatement épicé (si tant ai qu'on ai la main légère sur le curry) n'a je trouve pas sa pareil pour vous réconforter les jours où ça ne va pas fort. J'ai pendant longtemps cuisiné mes dahl au lait de coco, pensant qu'il était indispensable à la réalisation de ce plat, pour obtenir la texture crémeuse qui va bien. Mais en réalité, les lentilles corail qui se délitent à la cuisson suffisent à apportent la texture bien onctueuse et ronde en bouche, ici encore renforcée par le fondant de la courge et du coing. Vous commencez à me connaître, j'aime en effet les mélanges légèrement sucrés-salés, ou plutôt doux-acidulé. Car c'est vraiment le rôle du coing dans cette recette : sa saveur légèrement astringente et sa texture granuleuse viennent agréablement contraster avec la douceur et la rondeur de la courge et des lentilles.
Pour le dahl (2 personnes) :
  • 80 g de lentilles corail
  • env. 300 g de courge
  • 1 coing
  • 2 tomates (ou 3 c. à s. de tomates en boite)
  • 2 c. à c. de curry
  • 1 c. à c. de graines de cumin
  • 1/2 c. à c. de graines de fenouil
  • 1 c. à c. de graines de moutarde
  • huile de coco
  • 150 à 200 ml d'eau
Couper la courge en gros morceaux, retirer la peau et recouper en gros dés d'environ 2 cm. (Selon le type de courge utilisé, il n'est pas forcément utile de retirer la peau).
Frotter le coing pour enlever la couche duveteuse. Le couper également en morceaux.
Faire chauffer un peu d'huile de coco dans une cocotte et y faire revenir les graines de cumin et de moutarde. Lorsqu'elles crépitent, ajouter les dés de courge et de coing ainsi que le curry. Faire revenir encore quelques minutes avant d'ajouter les tomates en morceaux et les lentilles corail.
Saler, ajouter l'eau, baisser le feu et faire mijoter au moins 20 à 30 minutes, le temps que les lentilles soient cuites et les légumes bien fondants. Remuer de temps en temps, en ajoutant de l'eau si besoin pour éviter que le dahl n'accroche.
Pour le riz coco-cardamone (2 personnes) :
  • 150 à 200 g de riz basmati (blanc ou semi-complet)
  • huile de coco
  • 3 gousses de cardamone
  • 3 c. à s. de noix de coco râpée (facultatif)
  • sel
Idéalement la veille, sinon quelques heures avant, mettre le riz à tremper dans un saladier.
Le jour même égoutter le riz, et le laver deux à trois fois. Il ne faut plus que l'eau soit trouble.
Ecraser les gousses de cardamone.
Placer le riz dans une casserole avec 2 fois son volume d'eau froide et ajouter les gousses de cardamone, la noix de coco et un peu d'huile de coco.
Faire cuire le riz à couvert, en comptant une dizaine minutes de cuisson à partir de l'ébullition (le temps de cuisson peut varier selon le riz). Laisser gonfler le riz 10 minutes à couvert.
Egrainer à la fourchette, saler et servir avec le dahl.

Note : Habituellement, je laisse les gousses de cardamone dans le riz, car cela ne me dérange pas de tomber sur de petits grains et je trouve que les arômes se diffusent mieux ainsi, mais vous pouvez, pour plus de facilité, placer les gousses de cardamone dans une gaze et les retirer au moment du service.

Variante : Pour accentuer encore la saveur de coco, on peut remplacer une partie de l'eau par du lait de coco.
Cette recette participe au Défi cuisine Couleurs et saveurs d'automne

vendredi 11 octobre 2019

Riz indien aux épices

Cuillère et saladier : Riz indien aux épices
Il est de ces plats qui ont le pouvoir de vous faire remonter directement à une certaine période, vous faire replonger dans certains instants, à certains moments. Cette recette est de celles-là. Il a suffit que je me mettes à la cuisiner pour remonter à une certaine soirée d'hiver où nous nous étions lancé dans la confection d'un diner d'inspiration indienne avec mes collocs. Rien qu'en composant avec mes souvenirs, j'ai réussi (chose assez rare pour être notée) à retrouver exactement le même goût que dans mon souvenir... Je suis souvent assez déçue lorsque j'essaie de reproduire à la maison des saveurs goûtées ailleurs, que ce soit en voyage ou au restaurant, mais ici, j'avoue que je trouve (mais peut-être est-ce parce que je ne suis jamais allée en Inde), que l'on retrouve bien les saveurs typiques de la cuisine indienne (en tout cas, de celle que j'ai pu goûter dans les différents restaurants indiens où j'ai mangé) : à la fois le piquant du gingembre, la douceur de la cannelle et la délicate saveur de la cardamome. Ce riz délicatement épicé et garni d'oléagineux agréablement torréfiés et croquants a vraiment le pouvoir de vous faire voyager. Somme toute assez rapide à réaliser, il vient accompagner à merveille un dhal de légumes, pour changer un peu du riz basmati, ou même une simple poêlée de légumes. Je trouve qu'il se marie particulièrement bien avec les saveurs douces des carottes ou des courgettes (oui, ici, il y en a encore !).
Cuillère et saladier : Riz indien aux épices
Pour 2 personnes :
  • 150 g de riz basmati
  • 1 belle c. à c. d'huile de coco
  • 2 gousses de cardamone
  • 1 clou de girofle
  • 1,5 c. à c. de graines de cumin
  • 1/2 c. à c. de graines de moutarde
  • 3 rondelles de gingembre
  • 1 belle c. à c. de curcuma
  • 1/2 bâton de cannelle
  • 1 petite pincée de sel 
  • 1 pincée de poivre moulu
  • 1 dizaine de noisettes
  • 1 dizaine d'amandes
Cuillère et saladier : Riz indien aux épices
Quelques heures avant de préparer la recette, mettre les noisettes et les amandes à tremper dans un peu d'eau (étape facultative).
Ouvrir les gousses de cardamone et les écraser du plat du couteau.
Faire chauffer l'huile de coco dans une casserole à fond épais, lorsqu'elle est chaude, y verser la cardamone, le clou de girofle, les graines de cumin et de moutarde et faire revenir jusqu'à ce que les grains crépitent. Ajouter alors le curcuma, mélanger et faire revenir encore quelques secondes.
Verser ensuite le riz, et le faire revenir quelques minutes.
Verser dessus deux fois son volume d'eau froide, ajouter la cannelle, le poivre et les rondelles de gingembre puis couvrir et laisser cuire à feu doux 10-12 minutes. Ôter du feu et laisser gonfler à couvert 5 minutes.
Pendant ce temps, égoutter les noisettes et les amandes, puis les torréfier à sec dans une poêle ou sous le grill du four.
Avant de servir, ajouter les noisettes et le amandes dans le riz avec le sel, mélanger et dresser dans le plat de service.

Note : Le plat est volontairement peu salé, car on le déguste le plus souvent comme accompagnement.

Variante : On peut ajouter des raisins secs au riz lors de la cuisson. De même, si vous projetez de le manger seul, vous pouvez incorporer en début de cuisson des petits cubes de carotte, de chou-rave, de navets, des rondelles de poireaux, etc.  

samedi 12 janvier 2019

Onigiri courge-sésame-prunes ume

Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Il y a quelques temps, j'ai organisé un "atelier maki" pour une amie, où je lui ai montré comment faire des maki (enfin, ma technique et recette personnelle, peut-être pas très orthodoxe). On en a d'ailleurs profité pour se faire un repas comme on en mange dans les restaurants japonais, avec une soupe miso ultra-simplifiée (sans bouillon dashi et tout et tout, juste du miso délayé dans un peu d'eau chaude et additionné d'algues et de tranches de champignons) et un essai de salade de chou (que je n'ai pas trouvé très concluant...). Cette petite parenthèse de cuisine japonisante (je n'aurai pas la prétention d'affirmer qu'il s'agissait de cuisine japonaise) m'a donné envie de tenter des onigiri maison. En effet, autant je fais régulièrement des makis (enfin s'entend, une ou deux fois par trimestre, guère plus), autant je ne m'étais encore jamais lancé dans les onigiri. Comme toutes ces recettes qui me sont totalement étrangères, je n'osais pas trop, et je m'en faisais une montagne. Alors que c'est super simple, sans doute bien plus que d'autres recettes que je fais très régulièrement. C'est assez fou finalement les barrières qu'on peut se mettre soi-même dans la tête. La cuisine japonaise fait partie de ce ces cuisines étrangères qui me semblent si loin de mes pratiques culinaires habituelles qu'elles m'impressionnent et que je me bloque toute seule. J'ai ainsi cette même "appréhension" avec l'ensemble des cuisines asiatiques, les plats indiens, les recettes d'Amérique du Sud ou celles des pays d'Afrique... En fait toutes celles issues des cultures qui ne sont pas "occidentales" (de tradition européenne ou nord américaine) ! 
Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Pour en revenir à nos onigiri, pour mon premier essai, je me suis lancée dans une version bien de saison, à base de courge. Comme j'avais des prunes (type) ume maison (réalisées suivant une recette de l'Art de la fermentation, mon livre de chevet en ce moment), et que les onigiri les plus populaires au Japon (de ce que j'ai pu lire dans les livres, puisque je n'y suis jamais allée !) sont farcies à l'umeboshi, j'ai décidé d'en incorporer un peu à la farce. Le goût à la fois acide et extrêmement salé des prunes ume vient joliment relever la saveur sucrée de la courge et le goût torréfié du sésame complète agréablement le tout.
Niveau technique, c'est un peu comme les maki/sushi : on s'en fait tout une montagne tant qu'on a pas essayé, mais en fait, si on faire bien cuire son riz pour qu'il colle bien et qu'on se mouille bien les mains, le façonnage passe comme une lettre à la poste ! Bref, j'ai été très satisfaite de cette première tentative et je me suis demandée pourquoi je n'avais essayé plus tôt, surtout que c'est bien pratique à glisser dans une boîte repas pour les déjeuners (voir petit-déjeuners, si comme moi vous aimez manger salé le matin) nomades. La prochaine fois je me lance dans les onigirirazu (sorte de sandwich de riz) !
Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Pour 8 onigiris
Pour le riz :
  • 150 g de riz rond
  • 2 c. à s. de vinaigre de riz (ou de cidre)
  • 2 c. à c. de sucre
  • 1 pincée de sel
Pour la garniture :
  • 200 g de courge au choix (de préférence une variété à la chair assez dense, type potimarron, kabocha, butternut...)
  • 2 prunes ume
  • 1 c. à c. d'huile de sésame grillée
  • 1 belle c. à s. de graines de sésame 
  • 1 feuille de nori
Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Préparer le riz : Laver le riz : placer le riz dans un saladier, couvrir d'eau et mélanger en frottant les grains jusqu'à ce que l'eau devienne trouble. Jeter l'eau "sale" et répéter l'opération encore deux fois (donc trois fois en tout) : l'eau doit être claire. Verser le riz dans une passoire et le laisser reposer 30 minutes.
Préparer le mélange vinaigré : dans une casserole, faire chauffer le vinaigre avec le sucre et le sel, sans bouillir, juste pour dissoudre puis réserver à température ambiante.
Placer le riz ainsi lavé dans une casserole assez large ou un wok avec le même volume d'eau. Couvrir, de préférence avec un couvercle transparent (qui permet de voir l’ébullition puisqu'il ne faut à aucun moment soulever le couvercle). Porter le riz à ébullition sur feu moyen-fort, laisser bouillir 2 minutes. Baisser alors le feu et faire bouillir encore 10 minutes. Éteindre alors le feu et laisser reposer 10 minutes à couvert.
Au bout des 10 minutes, transférer le riz dans un saladier à fond large et remuer délicatement avec une spatule pour le refroidir, tout en l'éventant à l'aide d'un éventail (ou moins classe, d'un magazine). Le mouvement est le même que lorsque vous incorporer des blancs d’œufs dans une préparation. Verser le mélange vinaigré sur le riz et continuer à mélanger de la même façon pour bien l'incorporer sans casser le riz ni en faire une bouillie.
Couvrir le saladier d'un linge humide si vous n'utilisez pas immédiatement le riz.

Préparer la garniture : Couper la courge en gros morceaux, l'éplucher au besoin et la faire cuire 20 à 30 minutes, dans un fond d'eau, jusqu'à ce qu'elle soit bien tendre.
Dénoyauter les prunes ume et les couper en tout petits morceaux, puis écraser avec le plat du couteau pour réduire en bouillie.
Ecraser la courge à la fourchette et ajouter la purée de prunes et l'huile de sésame grillé. Réserver.
Torréfier le sésame à sec dans une poêle.

Préparer les onigiris : Découper la feuille de nori en languettes et placer l'ensemble des ingrédients devant vous. Humidifier vos mains et placer dans la paume 1 grosse cuillère à soupe de riz, tasser et creuser un petit puits. Y placer un peu de farce (environ 1 cuillère à café) puis refermer et former un triangle avec le riz. Entourer d'une lamelle de nori et rouler dans le sésame grillé.
Répéter l'opération jusqu'à épuisement des ingrédients. Ne pas hésiter à mouiller régulièrement vos mains dès que le riz commence à coller.
Déguster tiède ou froid, éventuellement avec un peu de sauce soja, éventuellement additionnée d'un peu d'huile de sésame grillé et/ou de graines de sésame grillées.

Note : On peut aussi déguster les onigiri grillés : faire chauffer une poêle et la graisser légèrement. Y poser les onigiri et les faire griller quelques minutes de chaque côté. Il faut faire assez attention en les retournant, afin qu'ils ne se cassent pas (le mieux est d'utiliser une spatule). On peut éventuellement les badigeonner alors de sauce soja et les refaire caraméliser quelques minutes de chaque côté.

Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume


Variantes : On peut aussi opter pour une cuisson de la courge au four : une fois la courge coupée en morceaux, la placer dans un plat à four, arroser d'un filet d'huile, mélanger pour enrober les morceaux et faire rôtir au four jusqu'à ce que les morceaux soient fondants (20 à 30 minutes).
On peut bien sûr partir d'un reste de courge déjà cuite et réduite en purée. La texture sera simplement plus lisse.
N'hésitez pas non plus à remplacer la courge par de la patate douce orange. Le temps de cuisson est alors plus court (environ 12-15 minutes) et la saveur légèrement plus sucrée (on peut alors forcer un peu sur l'huile de sésame grillé pour contraster).
Dans le même esprit, on peut tenter une variante à la cacahuète, en remplaçant l'huile de sésame grillée par de la purée de cacahuète, et ajouter à la farce quelques éclats de cacahuète.

lundi 26 août 2013

Croquettes de riz, truite et persil plat fourrées au chèvre

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2013/08/croquettes-de-riz-truite-et-persil-plat.html
ou comment recycler les restes de la semaine...
Dimanche soir, 19h30. Qu'est-ce qu'on a sous la main pour le diner de ce soir? hum voyons, un petit bol de riz cuit, un reste de filet de truite et là, dans le fond, un petit bout de chèvre qui se morfond depuis quelques temps.... Alors, on fait quoi? une salade? j'avoue que la salade de riz, personne ici n'est vraiment fan...Et soudain, on pense à ces croquettes de riz frites que faisait notre grand-mère. Oui mais la friture, là, ça me tente pas trop (c'est long, ça sent mauvais,...), envie de quelque chose de plus frais, plus léger. Quelques petits boudouillis plus tard (et un petit tour sur le web pour l'inspiration), de petites croquettes au coeur fondant attendent d'être dégustées.


Pour 16 petites croquettes :
  • 200 g de riz cuit 
  • 100 g de truite saumonée cuite (ou saumon)*
  • 1 yaourt nature
  • 1 pincée de sel
  • 1 citron
  • 1/2 bouquet de coriandre
  • un peu de chèvre
* ou de thon, ou de poisson fumé, ou même de petits cubes de tofu pour une version végétarienne

Rincer le persil plat, l'essuyer. Prélever quatre branches et réserver le reste pour la sauce.
Préparer les croquettes : Mixer ensemble la moitié du riz avec les feuilles des quatre branches de persil et 1 c. à s. de yaourt.
Couper la truite en petits morceaux et le chèvre en petits cubes.
Dans un saladier, incorporer à la préparation riz-yaourt-persil le reste de riz et les morceaux de truite. Bien mélanger pour obtenir une pâte ferme et collante. Saler si le riz ne l'était pas.
Pour former les croquettes : prélever 1 bonne c. à c. du mélange précédent et l'aplatir en formant un petit creux au milieu. Y placer un ou deux dés de chèvre et refermer. Rouler un peu pour bien souder puis écraser pour obtenir une croquette d'1 cm d'épaisseur environ.
Préparer la sauce : Râper le zeste du citron et le presser. Ciseler le reste de persil plat. Mélanger la fin du pot de yaourt avec un peu de jus de citron, une pincée de sel, le zeste de citron et le persil. Ajuster l'acidité en rajoutant éventuellement un peu de jus de citron.
Faire cuire les croquettes : Dans une poêle, faire chauffer 1 c. à s. d'huile d'olive. Lorsqu'elle est bien chaude, y placer les  croquettes et les faire frire 3 minutes de chaque coté, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées.
Servir bien chaud avec la sauce à part.

Note 1 : On peut préparer la pâte à l'avance, la conserver au frais et faire cuire les croquettes au dernier moment.
Croquettes crues...
...en cuisson
... cuites!!
Note 2 : Très bon aussi froid ou tiède (au cas où il y aurait des restes de restes)


lundi 8 juillet 2013

Makis tout blancs

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2013/07/makis-tout-blancs.html
Maintenant que l'on a appris comment faire le riz pour sushis, mettons notre savoir en pratique pour ces makis qui sortent un peu de l'ordinaire. L'avantage de préparer ce genre de nourriture à la maison, c'est que l'on peut sortir un peu du classique maki saumon-concombre-avocat que l'on trouve partout et improviser un peu. Je me faisait une montagne de la réalisation des makis. La blogosphère rengorge d'anecdotes sur des makis ratés mais finalement, je n'ai pas trouvé cela bien difficile. Et pas besoin de s'équiper comme  un pro : j'ai remplacé la natte de bambou par une feuille de silicone (décidément, ça sert à tout) et tout s'est très bien passé. A mon avis, c'est possible aussi avec une feuille de papier sulfurisé ou de film alimentaire. La seule chose un peu compliquée au début, c'est de doser la proportion de riz car si l'on en met pas assez, le rouleau ne tient pas et si on en met trop, il ne ferme pas. Sinon, il suffit de bien comprimer et de rouler bien serré. Passé le premier rouleau un peu galère, on prend vite le coup de main, c'est finalement très ludique.
Bon, je ne prétend pas détenir LA recette parfaite (en existe-t-il une d'ailleurs? Je suppose que comme tout ces plats populaire, chaque famille a plus ou moins sa propre version), mais celle-ci est tout à fait convaincante. Elle sort un peu de l'ordinaire puisque la feuille de nori (l'algue noire qui entoure ordinairement les makis) est remplacée par une feuille de riz. Associée à la salade et à la menthe, on obtient des makis délicats et très frais.

Pour une douzaine de makis :
Pour le riz :
  • 100 g de riz japonais
  • 1 c. à s. de vinaigre de riz
  • 1 c. à c. de sucre
  • 1 petite pincée de sel
Pour la garniture:
  • 1 petit concombre
  • quelques feuilles de laitue
  • 2 grandes feuilles de riz (rondes ou rectangulaires)
  • 50 g de haddock fumé (facultatif)
  • 1 avocat
  • jus d'1/2 citron
  • feuilles de menthe fraîche
  • un bol d'eau avec un peu de vinaigre de riz
Préparer le riz pour sushi selon la méthode expliquée ici.
Verser de l'eau froide dans le fond d'une grande assiette et y faire ramollir une feuille de riz.
Préparer la garniture : Couper le concombre en grands bâtonnets assez fins, en retirant les graines.
Couper l'avocat en deux, enlever la peau et le noyau puis le recouper en bâtonnets. Citronner pour éviter qu'ils ne noircissent.
Laver la salade et les feuilles de menthe et les sécher à l'aide d'un torchon propre.
Couper le haddock fumé en lamelles.
Sur le plan de travail, étaler la feuille silicone (ou la natte en bambou si vous en avez une). Poser dessus la feuille de riz humidifiée (si elle est ronde, couper les extrémités pour obtenir un rectangle). Poser un peu de salade sur une largeur d'environ 15 cm puis placer un rang de feuilles de menthe à l'extrémité.
Tremper vos mains dans le bol d'eau vinaigrée, prendre environ la moitié du riz et l'étaler sur la salade en tassant un peu avec vos mains en laissant un peu de feuille de riz libre pour pouvoir fermer le rouleau (pas comme sur la photo).
Placer dessus la garniture sur toute la longueur : bâtonnets de concombre, lamelles de haddock et morceaux d'avocat. Attention à ne pas trop surcharger de garniture, au risque de ne plus pouvoir fermer.
Attraper l'extrémité de la feuille de silicone ou de la natte et rouler pour fermer en appuyant bien pour tasser le riz. Ne pas hésiter à rouler plusieurs fois !!!!
Une fois le rouleau formé, couper en tronçons de 1,5 cm à l'aide d'un couteau bien affûté.
Recommencer de même pour le deuxième rouleau.

Servir avec de la sauce soja et du gingembre mariné.


dimanche 16 juin 2013

Riz pour sushi

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2013/06/riz-pour-sushi.html
C'est sur le blog de Poly que je devais choisir une recette à l'occasion du tour en cuisine n° 274 tandis que Sylvie cuisinait l'une des miennes. Comme cela fait un petit bout de temps déjà que je songeais à me lancer dans la confection de sushis (enfin, de makis parce que le poisson cru, c'est pas trop mon truc), j'ai décidé d'essayer sa recette de riz pour sushi. Contrairement à ce que l'on peut penser, pas besoin d'ingrédients bien extravagants pour réaliser du riz à sushi comme au Japon. On trouve très facilement du riz japonais à sushi, et à défaut, du riz à risotto est un substitut très honorable. Pour le vinaigre de riz, il peut être remplacé par du vinaigre de cidre sans problème.
Un peu stressée quand même, me suis attaquée à ce mythe de la cuisine japonaise qu'est le riz à sushi.  Au final : quelques petits gestes techniques, mais rien de bien méchant vraiment (pas plus compliqué qu'une mousse au chocolat... et infiniment moins que des macarons !!!). Afin de m'en convaincre, j'étais d'ailleurs allée regarder les vidéos sur le blog A vos baguettes avant de me lancer (stressée je vous dit).

Quantité une trentaine de sushi (3-4 personnes) :
  • 200 g de riz japonais à sushi
  • 2 c. à s. de vinaigre de riz
  • 2 c. à c. de sucre
  • 1 pincée de sel
Commencer par laver le riz : le placer dans un saladier, couvrir d'eau et mélanger en frottant les grains jusqu'à ce que l'eau devienne trouble. Jeter l'eau "sale" et répéter l'opération encore deux fois (donc trois fois en tout) : l'eau doit être claire. Verser le riz dans une passoire et le laisser reposer 30 minutes.
Préparer le mélange vinaigré : dans une casserole, faire chauffer le vinaigre avec le sucre et le sel, sans bouillir, juste pour dissoudre puis réserver à température ambiante.
Placer le riz ainsi lavé dans une casserole assez large ou un wok avec le même volume d'eau. Couvrir, de préférence avec un couvercle transparent (qui permet de voir l’ébullition puisqu'il ne faut à aucun moment soulever le couvercle). Porter le riz à ébullition sur feu moyen-fort, laisser bouillir 2 minutes. Baisser alors le feu et faire bouillir encore 10 minutes. Éteindre alors le feu et laisser reposer 10 minutes à couvert.
Finaliser : Au bout des 10 minutes, transférer le riz dans un saladier à fond large et remuer délicatement avec une spatule pour le refroidir, tout en l'éventant à l'aide d'un éventail (ou moins classe, d'un magazine). Le mouvement est le même que lorsque vous incorporer des blancs d’œufs dans une préparation. Verser le mélange vinaigré sur le riz et continuer à mélanger de la même façon pour bien l'incorporer sans casser le riz ni en faire une bouillie.
Couvrir le saladier d'un linge humide si vous n'utilisez pas immédiatement le riz.

Note : C'est la même technique de cuisson pour l'ensemble des plats japonais accompagnés de riz blanc, il suffit de s'arrêter à l'étape du refroidissement à l'éventail.

vendredi 31 mai 2013

Risotto aux asperges

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2013/05/risotto-aux-asperges.html
 Même si  le printemps ne semble pas être vraiment là et que les fruits ne sont pas encore de la partie, la culture des asperges ne semble pas avoir été trop perturbée, alors profitons-en. Les asperges font partie de mes légumes préférés, et je me désespère toujours que leur saison soit aussi courte. C'est pourquoi d'habitude je me contente de les déguster nature (un délice en mouillettes dans des œufs à  la coque). Mais cette fois-ci, il me restait des asperges cuites d'un précédent repas alors j'ai improvisé ce petit risotto, qui ma foi n'est pas mauvais du tout....

Pour 4 personnes :
  • 1/2 botte d'asperges 
  • 80 g de riz rond à risotto
  • 1 verre de vin blanc
  • 1 oignon
  • 1 c. à s. d'huile d'olive
  • sel
Eplucher les asperges et couper le bas qui est fibreux (les réserver à part).
Faire chauffer une grande casserole d'eau salée et y faire cuire les asperges une dizaine de minutes, en faisant attention à ce que les pointes restent hors de l'eau pour ne pas les sur-cuire.
Dans le même temps, faire un bouillon en faisant bouillir ensemble 50 cl d'eau, une pincée de sel et les pieds d'asperges réservés.
Couper les asperges en petits tronçons et réserver les pointes.
Eplucher et émincer l'oignon. Dans une grande casserole, faire chauffer l'huile, y faire revenir les oignons cinq minutes puis ajouter le riz et le faire revenir jusqu'à ce les grains soient translucides. Incorporer les tronçons d'asperges ( à l'exception des pointes).
Ajouter alors le verre de vin blanc et un peu de bouillon. Laisser cuire sur feu doux. Mélanger de temps en temps, en rajoutant du bouillon d'asperges chaud dès que le riz a absorbé tout le liquide. Faire cuire ainsi jusqu'à ce que le riz soit bien fondant : il faut compter 20 à 40 minutes.
Rectifier l'assaisonnement, ajouter les pointes d'asperges et servir immédiatement.