Merci à Adeline Fedrizzi, Ludovic LEGENDART et Xavier de Saint Roman pour un déjeuner passionnant sur la relation client et l'IA !
Une idée ressort souvent : un des freins à l'IA n'est pas technique, il est humain.
Avant de choisir un bon outil, de connecter les bonnes données ou de déployer la bonne solution, il faut écouter et faire parler les équipes.
Lors d'ateliers, ils peuvent parler de leurs peurs, leurs craintes, la vision de leurs métiers demain, ce qu'ils espèrent améliorer grâce à l'IA...
C'est comme dans un projet CRM : vous pouvez avoir le meilleur outil du marché, si les équipes ne comprennent pas pourquoi elles doivent l'utiliser et ne changent pas leurs pratiques, le projet échoue.
C'est la même chose si le CRM n'est pas adapté au métier…
Concernant la mise en place de l'IA, côté direction, l'IA reste encore perçue comme une "baguette" magique avec la fameuse phrase "Il nous faut de l'IA".
D'accord, mais la question est "
-> Pour faire quoi précisément ?
-> Où peut on la mettre en place de la manière la plus efficace ?
La bonne approche consiste souvent à descendre d'un ou deux niveaux, et à aller voir les managers, les équipes...
Cela permet d'identifier les irritants majeurs, les tâches automatisables, les moments du parcours client où l'IA peut réellement apporter quelque chose....
Autre point essentiel : sans données exploitables, pas de miracle.
Si vous ne récupérez pas les conversations téléphoniques, les verbatims clients ou les informations issues de vos différents outils, l'IA ne pourra pas inventer la connaissance client qui vous manque.
Enfin, nous avons aussi parlé de la relation client et de la proximité.
En particulier avec les centres de contact et les BPO.
Visiter régulièrement les plateaux, faire de la double écoute, échanger avec les équipes… permet de comprendre ce qui peut bloquer et de s'assurer que la relation client est bien en phase avec la promesse.
C'est souvent beaucoup plus utile que de suivre un joli tableau de bord avec des KPI...
Mais la vraie question reste : quelles conversations puis-je automatiser sans dégrader l'expérience client, et lesquelles doivent absolument être gérées par les équipes ?
Parce que réduire le nombre d'appels n'est pas forcément améliorer l'expérience client.