

En 2006, un rappeur du nom de Rick Ross a connu une ascension fulgurante, pratiquement du jour au lendemain, grâce à « Hustlin’ », le premier simple percutant de son premier album, Port of Miami. À sa sorti, l’album s’est hissé directement au sommet du palmarès Billboard. Au cours des deux décennies qui ont suivi, le rappeur de Miami est devenu une figure incontournable de l’industrie, autant pour son personnage plus grand que nature que pour ses raps fastueux qui, sur des productions de The J.U.S.T.I.C.E. League, évoquent des épisodes oubliés de Lifestyles of the Rich and Famous. Set in Stone, le 12e album de Rozay et son premier en cinq ans, prouve dès l’introduction « Caviar Bumps » qu’il n’a rien perdu de sa superbe. « Miami’s Martin Scorsese », lance-t-il alors que l’instrumental se fait plus posé. « I know you can see the pink flamingos once you hear my voice/The ocean’s waves splash against the bow on the yachts/It’s not a yacht unless it’s more than 110 feet, fellas. » [Librement : Dès que vous entendez ma voix, vous voyez les flamants roses/Les vagues de l’océan s’écrasent contre la proue des yachts/Ce n’est pas un yacht s’il ne fait pas plus de 110 pieds, les gars.] Sur des rythmes à mi-chemin entre des sonorités gothiques et une ambiance balnéaire, The Biggest Boss s’envole pour Capri, mange de la viande de chameau à Dubaï et présente son tout nouvel alter ego, Antonio Marbalini.