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La solitude

La solitude est, parfois bien difficile
On aimerait avoir quelqu’un tout près de soi
Ne pas parler aux murs, être un peu moins fragile
Ne plus se protéger, vivre de beaux émois.

Mais les émois existent, ils sont dans la nature
Dans le coeur d’une fleur, dans le vol d’un oiseau
Secouez vous mes amis, sortez bonnes chaussures
Prenez un bon bâton et votre sac à dos.

Regardez à vos pieds, voyez ce qu’il y pousse
Prenez ce beau caillou qui brille devant vous
Admirez cette souche que couvre belle mousse
Ecoutez, écoutez c’est le chant d’un coucou.

Humez le doux parfum de la grande forêt
Les feuilles qui éclatent d’un beau vert au printemps
Regardez-moi de ciel qui de bleu s’est paré
La canopée vous offre un bien joli moment.

Ecoutez en allant flâner dans un grand champ
Le doux vol des abeilles, celui d’un papillon
Mille fleurs prennent vie sous le souffle du vent
Tandis que dans leur coeur s’abreuve un bourdon.

Un peu plus loin voyez scintiller ce ruisseau
Ouvrez grand vos oreilles, écoutez-le chanter
Dans le creux de vos mains capturez un peu d’eau
La nature resplendit dans toute sa beauté.

La solitude alors vous paraîtra légère
Et vous emporterez un peu de ces moments
La marche et la nature sont alliés sincères
Pour lutter avec vous contre l’isolement.

© Marie LC, 17 mai 2026

 

Nature, Poésie, Tendresse et émotion

La solitude

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Je m’étais amusée un jour à photographier des verres argentés dans un magasin et mon reflet a été emprisonné.

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Je veux lever mon verre à ce monde en folie
Pour qu’il s’apaise un peu et nous laisse un répit
Lever mon verre à ceux que l’on traîne au combat
Contre leur volonté et n’en reviennent pas.

Je veux lever mon verre aux amours du passé
Qui ont croisé ma route et au coeur m’ont laissé
Un album aux couleurs douces du souvenir
Que je peux feuilleter avant de m’endormir.

Je veux lever mon verre à tous mes vrais amis
Ceux qui ont su rester aux tournants de ma vie
Qui ont été sincères et non pas girouettes
Capables de rester au plus fort des tempêtes.

Je veux lever mon verre à toi dame Nature
A ma planète bleue à toutes ses beautés
Aux océans, aux fleurs, éphémères ou qui durent
A la montagne qui, sait si bien m’apaiser.

Je veux lever mon verre aux vagues, aux océans
A tous les grands navires qui vont voiles dehors
A toi douce Bretagne, mon beau berceau d’enfant
A toutes tes vallées, tes rades, et tes ports.

Je veux lever mon verre à ceux qui sont sereins
A ceux qui ont jeté le mal aux oubliettes
A ceux qui ont envie de jolis lendemains
A tous ceux qui au coeur n’ont, que de belles fleurettes.

© Marie LC, février 2006

Hommages, Les choses de la vie, Poésie

Je veux lever mon verre

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Notre coeur bien fragile est souvent animé
Par divers sentiments qu’il ne maîtrise pas
La tendresse en est un, il faut la saluer
Mais il en est aussi, de vils et de bien bas.

L’envie aujourd’hui va nous ouvrir la danse
Ceux qui en sont victimes doivent beaucoup souffrir
Etre toujours en manque, se croire « pas de chance »
Doit faire ruminer et triste se sentir.

En second avec elle et presque sa jumelle
Je citerais l’affreuse, perfide jalousie
Elle obscurcit le beau et la douceur du ciel
Ne voit que le voisin, qu’elle croit mieux loti.

Avant de refermer le livre des vilains
N’oublions pas aussi ceux qui n’ont pas d’humour
Et se croient agressés et pour tout et pour rien
Ceux-là ont oublié un mot puissant, l’amour.

Tous ces sentiments noirs sont bêtes et stériles
Ne font pas des heureux et aigrissent les coeurs
Ils créent replis, tristesse, enferment sur une île
Et laissent inasouvis, malheureux et rageurs.

© Marie LC, 10 mai 2026

En rire ou en pleurer, Reflexions

Les sentiments

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Avant de lire ce poème, il me faut d’abord vous raconter une petite histoire. J’étais dans mon bureau et j’écoutais un album de Serge Reggiani, chanteur que j’aimais beaucoup et quand sa chanson (à laquelle j’ai emprunté mon titre et les deux premières lignes) est passée, j’ai soudain eu une inspiration et me suis attelée à écrire ce texte. Si vous connaissez la chanson, chantez tout en lisant, vous verrez que ça colle assez bien.

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Il suffirait de presque rien,
Peut-être dix années de moins
Pour qu’on dise ça vaut la peine
La peine de chercher encore
A construire un nouveau décor
Et dire à un homme je t’aime.

Lorsque l’on a juste vingt ans
On ne mesure pas le temps
Il n’a pour nous nulle importance.
Notre corps est dans sa splendeur
Et l’on ne connaît pas la peur
Tout pour nous semble une évidence.

Après viennent les trente années
Les joies de la maternité
Et notre corps prend sa mesure.
On plait aux hommes et on le sait
Mais comme on est souvent casée
On ne tente pas l’aventure.

A quarante ans les femmes sont
Dans la plénitude dit-on
Epanouies et désirables.
Elles ont un corps qui peut donner
Le change à bien des mignonnes et
Elles ont la beauté du diable.

Mais quand sonnent dix ans de plus
La peur en elles s’insinue
Et souvent fuite elles préfèrent
Craignant qu’un homme de leur âge
Ne soit effrayé des outrages
Du temps sur leur corps en jachère.

Pourquoi faut-il que soient jugées
Les femmes sur la seule beauté
Quand le cœur est si important ?
Les mâles ont-ils si peu de tête
Qu’ils préfèrent une midinette
A une femme tout simplement ?

Il suffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je reparte à la guerre
Mais à présent je ne veux plus
Mettre mon cœur fragile à nu
Je préfère vivre en solitaire.

© Marie LC, novembre 2006

Poésie, Reflexions, Tendresse et émotion

Il suffirait…

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P’tit Loup, un de mes chats disparu en 2019.

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Des yeux couleur de miel ou couleur de forêt,
Sa majesté le chat trône sur son coussin.
Tout de grâce vêtu, alangui, souverain
Que pense t’il vraiment de notre humanité?

Ils sont fous ces humains et ne font que bouger,
Toujours à s’agiter et toujours à crier.
Je suis bien, je paresse, et je prends tout mon temps,
Sans pour cela manquer rien de très important.

Parce qu’il observe tout notre compagnon chat.
Entre paupières closes et semblant de dormir,
Il est sensible à tout, il est si délicat,
Que même sans parler il a beaucoup à dire.

Sachez semble t’il dire que quand je ne dors pas,
Ce n’est pas pour chasser que je sors de chez moi,
C’est pour humer la terre pour respirer les fleurs
Et un simple câlin peut réchauffer mon cœur.

Mais j’aime bien aussi folâtrer dans les prés
Etendre longuement mon doux ventre au soleil
Et regarder d’un œil presque à demi fermé
Voler les papillons, folâtrer les abeilles.

Rien autant que le calme ne me convient vraiment
Et ma moralité, sachez-le bonnes gens,
Se résume en des mots que vous connaissez bien
Rien ne sert de courir, il faut partir à point.

© Marie LC, juin 1988

Animaux, Poésie

Sagesse de chat

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Dans le ciel il dessine des traînes orangées
Il ocre les nuages d’un joli ton cuivré
Déposant sur les toits au coucher du soleil
Une touche de brun en dégradés de miel.

Dans l’âtre il fait jaillir ses flammes rougeoyantes
Et ses crépitements de bûches en brasero
En langues affamées tremblantes et tournoyantes
Il passe de l’or pur au rouge le plus beau.

Dans les bois il ravage et détruit toute vie
Il se propage au vent, met à bas les grands arbres
Ne laissant de sa trace que de bien noirs brûlis
Sans aucune pitié dans sa danse macabre.

Sur la toile il sera pur émerveillement
Apportant sa lumière et sa douce chaleur
Pour que le pinceau danse en un enchantement
Un feu sacré qui brûle et fait chanter le cœur.

Dans le cœur quand l’amour s’installe il est brûlant
Il soulève et vous donne la fièvre la passion
Et pour lui vous iriez au bout de l’horizon
C’est le feu de la vie, le doux feu des amants.

© Marie LC, © janvier 2007

Poésie, Reflexions

Le feu

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Il suffit que quelqu’un, un lâche ou un jaloux
Rempli de haine immonde vienne à semer partout
Sa bile et sa rancœur pour que les dégonflés
Pleutres et moutons gris le suivent comme un pet.

Des milliers d’innocents furent anéantis
Eradiqués, gazés, souvent sur délation
Mais la dernière guerre, hélas, n’a pas suffi
Chaque jour on revit ces tristes trahisons.

L’humain est ainsi fait qu’il n’est vraiment heureux
Que lorsqu’il peut détruire et condamner un frère
En aurons-nous un jour fini avec ces gueux
Qui s’acharnent à faire mal et à semer leurs guerres.

Quand disparaîtront-ils, ceux qui, pour s’illustrer
Usent de calomnies et d’affreux procédés
Personne n’est parfait, mais être de ceux-là
Ne rehausse pas l’homme mais le met au plus bas.

Je ne vois pas de gloire dans le mot délation
Mais de la petitesse dont j’ai grande pitié
J’aimerais bien les voir au retour de bâton
Le jour où, à leur tour, ils seront calomniés.

© Marie LC, mars 2008

 

Coups de gueule, En rire ou en pleurer, Poésie

Les délateurs

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Je dédie ce poème à tous ceux qui ont été amoureux, à ceux qui le sont encore, à ceux qui aimeraient l’être et enfin à ceux qui souriront avec moi.

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Lorsque j’étais dans mon jeune âge
Je ne fus pas toujours très sage
Au jeu de l’amour je jouais
Sans trop de questions me poser.

Mais à présent que j’ai grandi
Que tout en moi s’est assagi
Il m’arrive de regretter
De ne plus autant m’amuser.

Ce temps joliment partagé
Nous l’avions tous deux oublié
Mais la vie qui nous joue des tours
Recroisa nos chemins un jour.

Et j’ai retrouvé en tes yeux
Notre belle complicité
Tes sourires si malicieux
Qui me faisaient alors craquer.

Je suis émue lorsque je pense
Avec le recul des années
A ces beaux moments partagés
D’une jeunesse en espérances.

Ce soir avec ces quelques vers
Que je te dédie volontiers
Je viens avec toi partager
Mes souvenirs sourire d’hier.

© A Guitou, Marie LC, novembre 2006

Les choses de la vie, Poésie, Tendresse et émotion

Souvenirs sourire…

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Accrochée à la vie par un fil dérisoire
En lutte avec le temps et tous ses éléments
Elle a un grand courage et conserve l’espoir
Quand sa flamme vacille au moindre petit vent.

Cependant elle brille de mille et un éclats
Sa chaleur irradie elle est toute douceur
Le souffle de la vie se cheville à son cœur
Pourtant chaque journée est pour elle un combat.

La petite bougie que les forces abandonnent
Garde pourtant sa flamme bien droite et dorée
Et l’aura qui l’entoure envoie mille reflets
Baignant son entourage des teintes de l’automne.

J’admire son courage je voudrais l’empêcher
De s’éteindre trop vite je voudrais prolonger
Sa bien trop courte vie, son éclat lumineux
Petite bougie d’or conserve lui ton feu.

© Marie LC, janvier 2007

Ce poème m’avait été inspiré après être allée à l’hôpital rendre visite à la petite fille d’une amie. Elle partageait sa chambre avec une autre petite fille qui se battait contre la leucémie et, comme une petite flamme, luttait pour rester en vie. Elle n’a malheureusement pas gagné la lutte.

Les choses de la vie, Poésie, Tendresse et émotion

La petite bougie

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Si, lorsqu’on est blessé, on balance à l’envi
Une méchanceté, qui un moment soulage,
Ce n’est pas pour autant qu’il faut que notre rage
Dure une éternité et nous pollue la vie.

Si j’ai, depuis toujours, exprimé mes colères
A travers mes poèmes, c’est bien pour dénoncer
Toutes les injustices que je peux observer
Sans tomber pour autant dans les excès « commères ».

Car s’il est important, pour moi, de dénoncer
Ce qui me met en rogne dans notre société
J’ai compris que cibler un seul individu
Relevait d’un mental au relief exigu.

Je fuis à toutes jambes les semeurs de ragots
Tous ceux qui analysent, en jouant les psychos
Les interprétations que ces gens peuvent faire
M’amusent et je les prends toujours à la légère.

C’est facile, bien sûr, de se faire un ciné
D’échafauder des plans à partir d’un détail
Mais il faut mesurer ce qu’on va colporter
Etre sûr de son coup, avant d’ouvrir bataille.

Je préfère ignorer ces tristes personnages
Et voir le positif, exalter la beauté
J’ai envie de ne voir que les belles images
D’un monde qui, demain, serait enfin en paix.

J’ai envie de ne voir que le meilleur des choses
Et d’ôter, une à une, les épines des roses.

© Marie LC, février 2017

Poésie, Reflexions

Zen, soyons zen

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