Violations des droits humains en Afghanistan, au Bélarus et à Cuba 

Communiqué de presse 
 
 

Partager cette page: 

  • L'éradication des femmes de la vie publique en Afghanistan doit cesser, l'apartheid de genre doit être reconnu comme un crime contre l'humanité 
  • Les prisonniers politiques au Bélarus doivent être libérés, le régime doit rendre des comptes et mettre fin à la persécution des citoyens bélarusses en exil 
  • Appliquer le régime mondial de sanctions de l’UE en matière de droits humains pour mettre fin aux violations systématiques perpétrées par le régime cubain 

Jeudi, le Parlement a adopté trois résolutions sur les droits humains en Afghanistan, au Bélarus et à Cuba.

La détérioration de la situation des femmes en Afghanistan du fait de l’adoption récente de la loi sur la "promotion de la vertu et la prévention du vice"

Le Parlement condamne le récent décret des Talibans et l’application de la charia et dénonce l’effacement des femmes et des filles de la vie publique en Afghanistan. Les femmes sont contraintes à des mariages forcés et précoces, soumises à des violences sexuelles et la flagellation et la lapidation à mort, rappellent les députés, tout en saluant leur courage et en exprimant leur solidarité avec les femmes afghanes.

Les députés souhaitent que l'UE soutienne la reconnaissance de l'apartheid de genre en tant que crime contre l'humanité et demandent que les autorités afghanes actuelles soient tenues responsables, dans le cadre d’une enquête de la Cour pénale internationale (CPI) et de la mise en place d'un mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies. Ils exigent également de nouvelles sanctions de l'UE contre les Talibans et condamnent les gouvernements qui normalisent leurs relations avec les Talibans. La résolution demande instamment à l'UE et aux États donateurs d'accroître l'aide humanitaire et le financement afin de soutenir les besoins fondamentaux, les moyens de subsistance et la société civile afghane.

La résolution a été adoptée par 565 voix pour, 8 voix contre et 43 abstentions. Pour plus de détails, la version complète sera disponible ici (19/09/24).

La gravité de la situation des prisonniers politiques au Bélarus

Les députés expriment leur plus grande préoccupation face à la situation de nombreux prisonniers politiques dont on n’a pas de nouvelles depuis des mois, qui sont confrontés à de graves problèmes de santé ou qui sont soumis à l'isolement et à la torture. Ils exhortent les autorités du Bélarus à fournir des informations sur leur situation et à leur permettre d'avoir accès à des avocats, à des membres de leur famille et au Comité international de la Croix-Rouge. Les autorités bélarusses doivent les libérer immédiatement et sans condition, ajoutent les députés.

La résolution souligne également l’inquiétude des députés au sujet des 300 000 citoyens du Bélarus qui ont été contraints de quitter le pays depuis 2020 et sont confrontés à des persécutions politiques à l’étranger. Ils appellent l'UE et ses États membres à renforcer les sanctions à l'encontre des personnes et entités responsables de la répression au Bélarus et à œuvrer pour que le régime de Loukachenko réponde de ses crimes.

La résolution a été adoptée par 549 voix pour, 21 voix contre et 37 abstentions. Pour plus de détails, la version complète sera disponible ici (19;09.2024).

Le cas de José Daniel Ferrer García à Cuba

Le Parlement demande instamment au régime cubain de libérer immédiatement et sans condition José Daniel Ferrer et tous les prisonniers politiques détenus arbitrairement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, et réitère le soutien des députés au peuple cubain et aux défenseurs des droits humains à Cuba.

Les députés condamnent les violations et abus systématiques des droits humains, ainsi que la torture et les traitements inhumains perpétrés par les autorités cubaines à l'encontre de José Daniel Ferrer García et des autres prisonniers politiques. Ils demandent une nouvelle fois aux États membres de l'UE réunis au sein du Conseil d'appliquer le régime mondial de sanctions de l'UE en matière de droits humains et d'adopter des sanctions à l'encontre des responsables de violations continues des droits humains à Cuba.

La résolution a été adoptée par 380 voix pour, 182 voix contre et 51 abstentions. Pour plus de détails, la version complète sera disponible ici (19;09.2024).